Etrange refrain, rien ne concorde, et pourtant, ce à quoi l’Etre aspire, c’est à l’Harmonie … pas à la vie remplie de lames cachées, de larmes si contenues, ce qui jaillit, c’est ce cri,
maintenant, où tout s’écroule, et c’en est fini de l’histoire, pour rien … C’est l’histoire d’une solitude, d’une désertitude sans fin, mais s’il n’y a pas eu de plages, que des maculées,
souillées, il n’y a pas d’encre pour le papier, et les pages sont aussi vides que cette drôle de vie, alors il faut essayer, même au fort de la tourmente, de la torture, entre la vie et la mort
sans choix possible, les mots, le souffle jamais pris, refusé, la musique, l’évanescence, la transcendance, un mélo, plutôt un méli-mélo … mélodie amère, jamais douce, mais les mots porteurs de
vie, de sens, dérive à l’infini … seule je passe, même si je sais l’impasse . Tout est flou, je ne peux mieux régler le diaphragme, une fraction de seconde et rien de tout ça … l’Eternité, la
perte, l’innocence mortifiée, et le non-dit, le silence, à mort, je veux crier une seule fois que je n’ai pas voulu de cette vie et que le vent m’efface comme dans les dune fauves, mouvantes comme
là où on s’enlise, je l’ai fait dans cette vie, où je n’ai rien voulu, rien désiré, rien rêvé … qu’attraction fatale, fascination d’un retour ou d’une perte définitive, une chance de trop, c’est si
dur d’être un être, une femme vivante, quand on décide d’aller dans le sens du courant, et l’on se fait violence, parce que tout cela était écrit, il n’y a qu’à chercher, mais non, on ne trouvera
pas, et pourtant les mots se doivent d’être-là, ultime recours, réparation impossible, séparation … l’Esprit, pas le corps, non, pas celui-là .
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Autobiographie d'une femme brisée par de nombreuses agressions sexuelles et qui de l'enfance à l'âge adulte n'a rien connu d'autre, ce qui a détruit sa vie . Parce que sa vie, on la lui a v(i)olée .